L'Ouzbekistan

Tashkent

Nous voici à Tachkent, La Capitale de l’Ouzbékistan, que nous avons donc rejoint de Moscou, après 68 heures de trains et la traversée les steppes du Kazakhstan

Ville atypique extrêmement vaste avec ses 2,5 millions d’habitants, elle nous a étonné par la largeur de ses avenues et par ses innombrables parcs arborisés. Dans le centre nous avions l’impression d’être dans une ville qui aurait été construite dans des forêts, sans que l’on ait coupés les arbres. Le vert domine et les bâtiments sont parsemés le long des larges avenues. Souvent les trottoirs ne sont pas au bord de la route mais séparés par des étendues de verdures et d’arbres de toutes sortes.

Comme la ville à été pratiquement totalement détruite par le tremblement de terre, il ne subsiste pratiquement rien de son passé historique. En revanche les imposants bâtiments de style soviétique sont encore bien présents. Autre présence remarquable,  celle de Amir Timur, plus connu chez nous sous le nom de Tamerlan, le conquérant Mongole dont la statue équestre prône au milieu du parc du centre de la ville, semblant surgir au pas de charge pour conquérir la ville. C’est sans doute la figure emblématique de ce pays, à l’instar de Genis Khan pour les Mongoles.

Vu qu’il ne reste que très peu de vestiges du temps de Marco polo, il n’y a, à notre avis, que peu de choses intéressantes à visiter. Mais si les caravan serails ont tous disparus, le charme, la tranquillité et l’espace de cette ville la rende très agréable pour y passer quelques jours.

8
8

1
1

Vieille ville
Vieille ville

Décrivez votre image

8
8

1/25
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier
Khiva

Après une nuit de train, nous voici à Khiva à 30 km d'Ourguentch et 10 km du Turkménistan. Notre chauffeur Bardaboy nous attendait devant la gare d’Ourguentch avec son panneau à nos noms. Ici, comme en Chine, on ne rentre pas dans une gare si on n’a pas de billet de train. Comme d’habitude, à la sortie, nous traversons une marée de chauffeurs de taxis particulièrement insistants en recherchant le panneau brandit par notre chauffeur guide qui nous mènera aussitôt à Khiva.

Notre hôtel est situé dans la ville antique fortifiée qui date de 500 ans avant J-C. Selon la légende, se serait Sem, le fils de Noé qui aurait creusé un puis à l’endroit où la ville fût construite. L’Ouzbékistan serait, selon des études, habitée depuis 40 à 50'000 ans. Cela en fait une des régions peuplée la plus ancienne du monde et le berceau des populations qui habiteront plus tard l’Europe, la Sibérie et l’Amérique du nord. Elle est aussi considérée comme la matrice des langues indo-européennes. Alexandre le Grand est passé à Khiva en 327 av. J-C alors qu’il menait campagne contre la Perse de Darius III.

 Des murailles en pisé (briques de terres crues séchées recouvertes de terre et de paille) scindent la cité antique, comme partout, la ville moderne se répand à l’extérieur des murailles une des 4 portes. En franchissant les portes de  la cité, nous nous projetons dans le passé. Les maisons de 2ou 3 étages en pisé sont entourées de Médersas (écoles coraniques) mosquées et minarets.

C’est simplement magnifique et pour peu que l’on soit sensible à l’histoire, c’est un vrai bonheur d’être ici.

P1050481
P1050481

P1050484_edited
P1050484_edited

24
24

P1050481
P1050481

1/39
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

Boukhara

La 3ème ville de notre périple en Ouzbekistan. Avec ses 250'000 habitants, c'est la 3ème ville du pays après Tachkent et Samarcande. Pour y arriver, nous avons traversé le désert KyzylKoum sur environ 500 km en longeant le fleuve Amou qui se jette, si j'ose dire, dans la mer d'Aral ou ce qu'il en reste. Si cette mer a pratiquement disparue, c'est à cause des cultures de coton de la région.

Nous nous plongeant avec délice dans ses rues ou abondent les Madrassas (écoles coraniques), les mausolées (tombes des saints de l'Islam)  et les mosquées. Ces édifices dont certains dates du 10ème siècle,  sont encore plus impressionnants que ceux de Khiva. Quand au caravanserails, ils ont pour la plus part disparus ou se sont transformés en échoppes de marchands. Si les mosquées sont abondantes, beaucoup sont devenues des monuments historiques visités par les touristes. La plus part ne ont plus des lieux de culte, Beaucoups de ces monuments ont étés restaurés depuis la présence de l'Unesco en ces lieux. Contrairement à d'autres pays islamiques que nous avons visités, ici, il n' a pas d'appel à la prière depuis les minarets et la religion se fait discrète.

P9300154
P9300154

P9300155
P9300155

P9300119
P9300119

P9300154
P9300154

1/31
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

voici un mausolée  dont l'architecture et l'histoire extraordinaire nous ont particulièrement intéressés.......

Le mausolée des Samanides

Le minaret de Kalon, haut de 48 mètres.
Le minaret de Kalon érigée en 1127. Jusqu'en 1887,on y précipitait les condamnés à mort.

Ce mausolée est celui d’Ismaïl Samani qui fonda la dynastie des Samanides au 9ème siècle après J-C

Durant le règne de son frère Nasr 1er, Ismaïl est envoyé prendre la ville de Boukhara qui vient d'être ravagée par les troupes du Khaserm. Les habitants de la ville accueillent Ismaïl à bras ouvert, voyant en lui quelqu'un qui pourrait leur apporter la stabilité.

Il fût le gouverneur de Boukhara de 862 à 907 après J-C et effectivement, il apporta son âge d’or à la ville. De par ses bienfaits, Ismaïl Samani était très aimé et vénéré par la population.

Ce mausolée fût construit à sa demande. Il y fût inhumé à sa mort en novembre 907.

 C’est l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture funéraire islamique dont il est l'un des plus ancien exemple et le premier connu des mausolées-koubba (Terme maghrébin désignant un monument à coupole signalant la tombe d'un marabout ou d'un personnage honoré)

De plan carré et surmonté d'une coupole, il est entièrement construit de briques apparentes. Son décor a pour particularité d'imiter le tressage d'une vannerie.

P9300217
P9300217

P1050702
P1050702

P1050704
P1050704

P9300217
P9300217

1/13
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

En 1220, l’empereur Mongol Gengis Kan assiégea la ville durant plus de 6 mois.

 N’ayant plus de vivres et d’eau, la population décida d’enterrer en une nuit le mausolée en le recouvrant de terre, afin de le préserver du pillage et de la destruction imminente de la ville par Gengis Kan.

En effet, quelques temps plus tard Gengis kan envahi la ville. Furieux par le temps perdu à l’assièger, il  la pilla et la détruisit entièrement. Ses troupes ne firent pas attention au monticule de terre et ne trouvèrent pas le mausolée qui fut donc épargné. On dit qu’un autre monument a été épargné dans la ville. Il s’agit du Kalon minaret, le plus haut de la ville construit en 1127.

En effet, arrivant devant le minaret à cheval, un coup de vent fit tomber sa coiffe. Gengis Kan descendit de cheval et ramassa son couvre-chef. Il décréta alors : Ce minaret est le seul monument devant lequel Gengis Kan a courbé la tête, il sera donc épargné.

Le Mausolée d’Ismaïl Samani fût oublié sous son monticule de terre. Ce n’est qu’en 1930 que les troupes soviétiques décidèrent de désaffecter le cimetière présent tout autour de la colline. Ils creusèrent et découvrirent le mausolée qui était resté plus de 700 ans enfouit et pratiquement intact, puisque seul le dôme avait été détruit pour permettre au sable de pénétrer dans le mausolée.

une petite histoire de Pascale
Nasreddin

Nasreddin Hodja

 Est un personnage mythique et haut en couleurs de la culture musulmane.

Philosophe d’origine turc, né en 1208 et mort en 1284.

Ingénu et faux-naïf, il prodigue des enseignements tantôt  absurdes tantôt ingénieux, ses aventures sont contées depuis la Mongolie jusqu’aux Balkans. Elles sont racontées dans des dizaines de langues, le persan, le russe, le serbo-croate, le turc, le grec et celles-ci sous des noms un peu différents, mais les histoires restent toujours pareilles.

statue de Nasreddin sur son âne

Les habants d’une ville d’Asie ont besoin d’un sage pour leur apprendre le monde, ils vont chercher Nasreddin et l’amène en place publique :

Nasredin dit : que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne sachiez pas ?

-Tout !   répondirent-ils

Nasreddin - Je n’ai rien a faire avec de tels ignorants. Et il quitta la  ville.

Les dignitaires après réflexion font revenir Nasreddin

Nasreddin – que voulez vous que je vous apprenne que vous ne sachiez pas ?

- Rien !répondirent ils

Nasreddin : alors si vous savez tout, je m’en vais. Et il s’en va énervé.

 

Après une nouvelle reflexion, ils firent revenir Nasreddin.

Nasreddin : que voulez-vous que je vous apprenne que vous ne sachiez pas ?

La moitié des habitants répondent -    TOUT !

L’autre moitié répondent -   RIEN !

Alors Nasreddin excédé répondit : «  hé bien que ceux qui savent apprennent à ceux qui ne savent pas »

 

Une histoire de Nasr Eddin :

Les histoires de Nasreddin sont spécialement savoureuses, drôles et parfois cocaces, je vous conseille vivement d’en lire quelques unes, vous ne serez pas déçus.

Parlons argent ou histoire de Sum

L'Ouzbekistan doit sans doute être un des pays du monde qui compte le plus de millionnaires. la monnaie est le Soum. 1 fr est égale à 8000 soums. une bouteille d'eau de 1 litre coûte 2000 soums 1 bière de 500 ml 6000 soums.  1 million de soums est égal à 125 fr. Je vous laisse imaginer l'épaisseur des liasses de billets que nous avons dans nos poches........ Ah!, j'oubliais, Il n'y a pas de pièces de monnaie ici, que des billets.

question: combien vaut un billet de 200 soums ?

Samarcande

La ville qui nous fait rêver depuis longtemps. Nous y sommes depuis hier 4 octobre. C'est effectivement magnifique. Les monuments sont extraordinaires, mais comme nous nous en rendons compte  maintenant, la plus part des mausolées, mosquées et madrassas d'ici et des autres villes que nous avons traversées ont terriblement soufferts des tremblements de terres de 1866 et 1966. Certains ont également été utilisés par l'armée soviétique comme entrepôts, puis laissés à l'abandon. Vous pourrez le constater grâces aux photos faites avant les restaurations, il ne restait pas grand chose de ces monuments. C'est sûrement grâce à l'Unesco et aux efforts du gouvernement Ouzbek, qu'ils ont pour beaucoup retrouvés leur splendeurs d'origine. Voici donc pour commencer un diaporama des photos des monuments de Samarcande avant les restaurations commencées par l'URSS et poursuivies après la chute du bloc soviétique et la création de la république d'Ouzbékistan.

Les photos prisent avant les restaurations ..........
P1060081
P1060081

PA050127
PA050127

PA050125
PA050125

P1060081
P1060081

1/10
....... et les photos prisent aujourd'hui.
place registan Samarcande
PA050056
PA050056

PA050057
PA050057

P1060075
P1060075

PA050056
PA050056

1/27
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier
Tamerlan la figure emblématique de l'Ouzbékistan

Cliquez sur l'image d'Amir Temur pour tout savoir sur lui

Petit retour en arrière: le désert de Kyzylkoum et une nuit chez l'habitant dans le village d'Asraf.

Avant d'arriver à Samarcande, notre chauffeur, Pardaboy nous a conduit une nuit dans le désert de Kyzylkoum où nous avons dormi  dans une yourte.  Il s'agit bien évidemment d'un petit groupe de yourtes destinées à accueillir des touristes. Nous avons apprécié cette escapade dans le désert et profité de l'immensité en nous baladant autour du camp.

Le lendemain, nous sommes allés passer la nuit dans le petit hameau d’Asraf, niché dans une vallée au pied des montagnes. Cette fois nous avons été accueilli chez l’habitant et on nous a préparé le Poulof, (évidemment végétarien). Pascale a participé à l’élaboration de ce plat national qui ressemble un peu à la Paella. Ce fut une Riche expérience où notre guide nous a à nouveau permis de pouvoir communiquer avec ces villageois. Le tourisme chez l’habitant est une excellente formule qui procure à ces gens  une source non négligeable de revenus.

PA020155
PA020155

PA020127
PA020127

11
11

PA020155
PA020155

1/43
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

Mariage et circoncision

Notre guide Pardaboy était prof de français à l'université avant de devenir guide. Lors de notre périple en voiture, il s’est fait inviter par une de ses anciennes élèves à une fête organisée pour la circoncision de son fils. Nous avons eu l'honneur de nous faire inviter aussi. A notre arrivée à 17 heures précises, le rugissement des trompettes invitèrent les quelques 500 convives à entrer dans la salle.

 

Ici, il est coutume de grouper les fêtes. Nous avons donc constaté qu'en plus de cette fête pour une circoncision d'un petit bonhomme de 5-6 ans, nous allions également assister à un banquet de mariage.

La fête fût aussi intense que brève. Pendant 2 heures les plats se sont succédés au son d'une musique entrainante incitants les femmes (y compris Pascale) à des danses effrénées, alors que les hommes (moi y compris) se contentaient de trinquer à grand coup de Vodka à la santé du petit bonhomme et des mariés.

Certaines danseuses passaient de tables en tables et récoltaient des billets de banque, puis les déposaient dans un panier devant les mariés ou dans les mains du petit bonhomme.

PA060064
PA060064

PA060061
PA060061

_copie-0_P1060147
_copie-0_P1060147

PA060064
PA060064

1/13
cliquéz sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

Ce soir 8 octobre, nous prenons un TGV pour retourner à Tashkent. Nous y restons 2 nuits avant de prendre un train de nuit pour Almaty au Kazakstan. Nous restons 4 nuits à Almaty avant de nous rendre, toujours en train de nuit, jusqu'à Ürumuki capitale de la province du Xinjian en Chine. Là nous entamerons un nouveau tour de 17 jours avec un chauffeur. Nous ferons le tour et traverserons le désert de Taklamakan qui est le 2ème plus grand désert de dunes de sable du monde après le Sahara.

Placez le curseur de la souris sur les boutons pour faire apparaitre les sous-pages