Moscou: le retour...

Comme vous le savez peut-être nous y étions déjà passés en 2013 avant de prendre le Transsibérien (voir la page Russie tour du monde 2013-2014)

Cette fois nous arrivons le 18 septembre de Riga à la gare de Rizksy Vokzal. Première grande différence par rapport à notre dernière venue : il fait un temps magnifique et chaud. Première chose à faire : changer de l’argent. Je demande à la gare : niet, pas de change. Je me renseigne encore ailleurs, on me dit, ou plutôt on me fait comprendre qu’il faut traverser la route. Je sors de la gare après avoir laissé Pascale dans un coin tranquille avec les bagages. 6 pistes à traverser et pas de passages piétons. Normal, on est à Moscou et ici on passe sous les routes. Je cherche donc l’entrée du passage sous voie et je le trouve rapidement. Comme souvent ici le passage conduit également à une bouche de métro. Je traverse et cherche une banque. Pour moi une banque ça se reconnais tout de suite. Je n’en vois point. Je me renseigne encore auprès d’un des innombrables gardes qui surveille les portes des super marchés ou autres entreés de métro, il m’indique l’entrée d’un grand magasin. Je rentre et redemande au cerbère de service devant la porte, ce dernier me répond en anglais de traverser le magasin et de descendre les éscaillers. Je m’exécute et arrivé là-bas je ne vois toujours pas de banque. Sur le côté du mur j’aperçois un petit panneau lumineux avec le cours de l’euro et du dollars us .je me penche et j’aperçois sous l’escalier un minuscule guichet avec une dame derrière. J’ai trouvé la banque, je change et je retourne vers Pascale.

Maintenant qu’on a des roubles, on décide de prendre le métro pour aller à l’hôtel. C’est toujours émouvant de prendre un métro pour la première fois. C’est un peu angoissant quand on se rend compte que tout est en Cyrillique, donc incompréhensible. J’essaie de demander une carte du métro, on me répond de la télécharger sur mon smartphone. C’est qu’ici il y a la wifi libre partout : dans la rue, dans le métro et même dans le train qui nous a amené ici. Le rideau de fer semble bel et bien levé !!? Je charge l’appli comme un grand et en plus elle est traduite en lettres latines. Le pied. Reste à comprendre qu’il faut regarder la station suivante pour savoir s’il faut prendre le quai de droite ou de gauche. Nouveau problème : dans le métro les noms des stations ne sont écrites qu’en Cyrillique. Il faut donc regarder les 3 premières lettres pour comparer avec les noms des stations inscrits à l’entrée de la station et sur les quais. C’est bon on a tout pigé et on peut se lancer sur l’escalator gigantesque d’une centaine de mètres de long qui nous descend dans les entrailles de la ville.

C’est incroyable le nombre de rames qu’il y a dans cette ville. On a dû faire plus d’une centaine de km en 2 jours en une vingtaine de trajets et on n’a jamais attendu plus d’une minute sur le quai. On arrive sur le quai et on voit une rame partir, une minute plus tard, 2 maximum, la suivante arrive. J'ai calculé que les rames restent 15 secondes à l'arrêt. Le prix du billet est de 60 roubles (1 fr) le trajet, quel qu’il soit. Les rames roulent à une vitesse vertigineuse. Il faut ajouter que les soviétiques ont construit ici un des plus beau métro du monde. Certaines stations sont tout simplement magnifiques et incroyablement décorées de statues, colonnes, peintures et autres mosaïques magnifiques. J’imagine la tête que ferait un moscovite qui se retrouverai dans le métro de Lausanne à se trainer à 20 à l’heure et payant 3.80 fr. Sans doute Lausanne possède le plus lent et le plus cher métro du monde. A la vitesse du métro de Moscou, il faudrait env. 4 minutes pour aller des croisettes à Ouchy !

du point de vue de Pascale.......

Notre arrivée à Moscou était un peu différente que prévue, mais on a l’habitude, cela ne se passe jamais comme on pense . Tout d’abord à la gare pas de bureau de change, pas de taxis, pas de bureau d’information, allons-y gaiment, Jean-Marc part à l’asseau de la ville chercher un bureau de change, on récupère les billets pour la suite du voyage et plouf on plonge dans les entrailles de Moscou afin de prendre le métro pour nous rendre à l’hôtel.

Après quelques péripéties et l’aide des Moscovites qui sont très très sympa, on y arrive, c’est dans une arrière cour chez l’habitant, un endroit impossible à trouver, mais on y est.

Comme Moscou vous connaissez déjà, je vais parler de mes premières impressions:

Tout d’abord le métro, génial, tu vas partout à une vitesse incroyable, à un moment il allait si vite que je me serais crue dans un film où le conducteur ne pouvait arrêter sa machine, mais, en regardant les autres passagers impassibles, je me suis dit que c’était normal. Le prix: 1fr où que tu ailles. Il y en a toutes les 2 minutes. On ne peut pas s’en passer.

La gentillesse des Moscovites m’a surprise, ils se plient en quatre pour t’aider quitte à faire un détour pour te mettre sur le bon chemin.

Il y a aussi les mendiants dans les rues, telle cette femme enceinte à genoux sur le trottoir qui mendie en pleurant, en tendant la main, cette grand-mère qui n’espère plus rien, et ce jeune homme avec ces chaussures neuves qui dort sous un pont.

Les Moscovites et leurs chaussures : Dans le métro, comme il fait un bruit assourdissant, impossible de communiquer, alors on fait un petit somme ou on observe les passagers, ce qui surprend, c’est leurs chaussures, magnifiques en cuir souple cirées du jour, pantoufles de gym roses avec un nœud papillon (Nike),à talon aiguilles, chaussures de ville assorties avec le manteau, chaussures  avec gros pompons roses, chaussures vernies comme on en portait petite fille Et d’innombrable pantoufles de gym toutes aussi neuves les unes que les autres. Ce qui est amusant c’est de regarder leurs propriétaires, ils correspondent exactement aux styles de leurs chaussures, sérieux, rieurs, baba cool, étudiants, policiers, hommes ou femmes d’affaire, pin-up, secrétaires, etc. On se rend compte que tout Moscou utilise le métro.

La langue est vraiment un obstacle aux relations et à la compréhension des habitants, on aimerait connaître leurs préoccupations, leur joie, leur plaisir, comment il s’en sorte dans la vie courante.

Je réalise ce que ça doit être pour un chinois  ou un russe de se retrouver à Lausanne, sans pouvoir communiquer, demander son chemin, comprendre sur quelle quai part son train pour Genève et ne savoir même pas comment ça s’écrit.

En conclusion, les Moscovites m’ont laissés un très bon souvenir, ils sont attachants, j’aimerai mieux les connaitre, c’est toujours pareil, on se fait une idée d’après ce que l’on voit aux nouvelles et on juge les peuples en fonction de ça, mais les peuples ne sont pas les gouvernements.

Petite croisière sur la Moskva et visite de la ville en images.....

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Le chateau Tsaritsino et Catherine II de Russie

 pour innover nous avons voulu faire une visite différente de notre dernier séjour,  le palais inachevé de Catherine II :  Le palais Tsarytsino.

 

A une vingtaine de km du centre, ce palais se situe dans un parc magnifique doté d’une très belle fontaine. Arrivé sur les lieux après 40mn de métro et une petite marche, le parc nous fait face dans toute sa splendeur, on y aperçoit plusieurs bâtiments dont le principal en haut de la colline est imposant.

 Durant son règne de 34 ans, Catherine II (1729 - 1796), impératrice de Russie, l’a fait construire (début de la construction 1776). Elle eut de tels déboires avec ses architectes qu’il ne fut pas achevé avant sa mort.  Son fils Paul 1er qui lui succéda décida de stopper les travaux.

Au fil du temps de nouveaux bâtiments annexes furent construits puis abandonnés. Le bâtiment principal perdit son toit et ses planchers, de l’herbe et des plantes poussèrent à l’intérieur.

Au début du 21ème siècle,  le palais fut enfin terminé et finalement inauguré en 2007. Des musées y furent installés.

Les bâtiments, très impressionnants vus de l’extérieur, ne m’ont pas trop intéressés à l’intérieur.  Tout d’abord très peu d’indications en anglais, et seule la salle où trône le buste de Catherine 2 était impressionnante. En fait ce palais n’a pas d’âme, il n’a jamais été habité par sa propriétaire.

Mais ce palais a eu le mérite  de me faire découvrir Catherine II, despote éclairée, qui très tôt a eu des visées sur le trône. voici quelques péripéties de cette femme hors du commun:

Mariée à l’âge de 14 ans à Pierre 3, un empereur peu glorieux qui fut haït par son peuple pour avoir donné les plans de bataille de son propre camps pour que son idole Fréderic 2 de Prusse remporte la victoire.

mais comme son camps, la Russie, allait malgré tout vaincre la Prusse, il mit fin à la guerre.

 

Il rendit au roi de Prusse tous les territoires conquis. Il va sans dire que les Russes ne le portèrent plus dans leur cœur.

 

Après 8 ans de mariage, Catherine 2 prend un amant afin de donner une descendance à la Russie. Elle accouchera d’un fils (Paul 1er).  Pierre III son mari, l’a fit enfermer,car il voulait mettre son amante sur le trône à la place de Catherine. Cela déclenchera un coup d’état, Pierre sera enfermé et étranglé par l’amant de Catherine II. Ce qui fera dire que la Russie est un despotisme tempéré par la strangulation.

Elle régnera sur la Russie de manière exclusive, agrandira par des conquêtes son pays. Elle fera beaucoup pour l’éducation en créant des écoles pour les filles et en doublant le nombre des écoles primaires et secondaires dans les grandes villes. Elle fera également construire des hôpitaux pour les enfants trouvés. En revanche, elle ne fera rien pour les cerfs car la noblesse l’en dissuada.

Elle fut également une monarque éclairée, fit beaucoup pour les arts. Elle eut une correspondance épistolaire avec Voltaire, discutera souvent avec Diderot. Elle leur rachètera même leurs bibliothèques .

C’est une femme de lettre passionnée d’histoire et de philosophie, elle fut également écrivain.

La révolution française refroidira ses ardeurs de peur de voir ces idées subversives faire vaciller son pouvoir.  

Elle avait certes bien des défauts, mais c’était une femme de tête qui fit beaucoup pour son pays et utilisa son pouvoir pour le faire évoluer.

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