Le sud du Laos

Les Karsts de Khamouane

Après 350 km de bus depuis Vientian,nous sommes arrivés à Thakhet au bord du Mekong pour viister les Karsts de Khammouane. Mais qu'est-ce qu'un Karst ? pour le savoir, cliquez ici

Dans le bus qui nous a amené de Vientiane à Thakhek, nous avons fait la connaissance de 2 couples de français dans la 30ène : Jo et Natacha, ainsi que Florent et Charline. On a décidé de se mettre ensemble pour louer un véhicule afin de faire les quelques 400 km pour visiter ces Karsts. Dés le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes mis à la recherche d’un véhicule. Nous avons trouvé un petit monospace de 6 places que nous avons loués 150 $ pour 3 jours, soit 50 $ par couple. Un bon moyen de se déplacer pour pas cher. Comme j’ai mon permis international et un peu d’expérience, on a vite décidé que je conduirai ce qui me convenait parfaitement.

Il était prévu de faire le tour en 2 nuits et 3 jours. Le parcours est parsemé de grottes et sites de Karsts à visiter. En ce qui nous concerne, ayant déjà pas mal vu de grottes et montagnes karstiques en Chine ou au Vietnam, nous sommes restés un peu sur notre faim le premier jour car si les sites étaient très beaux, les grottes restaient modestes. Après une magnifique soirée à jouer aux boules (les Laossiens sont Friends de ce jeux) et une nuit super dans une petite Guest house dans le village de Thalang à 130 km de Thakhek, nous avons attaqués la 2ème journée par une impressionnante grimpette en voiture jusqu’à un plateau ou un barrage construit sur la Nam Thoun river à formé un lac extraordinaire où des milliers de troncs d’arbres morts jaillissent un peu partout. La vision de ces troncs blancs plantés dans l’eau est magnifiques. Le lac est parsemé de collines boisées et la route serpente le long de ces paysages somptueux.

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La grotte de Konglor

Nous n’étions pas au bout de nos surprises. A peine arrivés au bout de notre périple, à 270 km de Takhek, dans le petit village de Konglor et après avoir choisi une Guest house pour la nuit, nous nous sommes rendus à pied jusqu’à la grotte la plus extraordinaire de notre voyage.

 

Imaginez une grotte de 7,5 km de long, de 20 à 30 m de large et de 30 à 100 m de haut. Elle est traversée par une rivière souterraine et nous l’avons traversée par groupes de trois, sur des pirogues à moteur. Le pilote et les passagers sont armées de lampes frontales et c’est en fonçant dans le noir que la traversée s’effectue en 45 minutes. Après un km, le niveau de l’eau étant trop bas pour permettre le passage avec les passagers, les pirogues s’arrêtent et nous traversons un champ de stalactites et stalagmites à pied. Les plus beaux sont éclairés et l’espace d’un moment nous nous sommes retrouvés immergé dans le voyage au centre de la terre de Jules Verne. Quelques centaines de mètres plus loin, les pirogues et leurs pilotes nous attendaient pour continuer, toujours dans la nuit totale notre fantastique traversée.

 

Seuls les petits faisceaux de nos lampes frontales parvenaient difficilement à percer l’obscurité de leurs jets de lumière, soit en traversant à grand peine l’immensité qui parfois nous entourait, ou en illuminant soudainement les parois rocheuses que tout à coup nos frêles pirogues frôlaient.

La dextérité de nos pilotes était époustouflante. Le faisceau de leurs lampes balayaient la nuit dans tous les sens, à la recherche des repaires qui parsemaient la grotte ou des rochers qui les guidaient.

 

Parfois le niveau de l’eau était si bas que nous sentions le fond de la pirogue racler le lit de la rivière. Tout de suite après, il nous semblait que le fond devenait vertigineux, à l’image du plafond de la grotte, qui  était à quelques mètres de nos têtes avant de soudainement disparaitre dans la nuit  pour monter à près de 100 mètres au-dessus de nous. Si haut que la lueur de nos torches ne parvenait plus à l'atteindre

De temps en temps,La lueur des torches des autres embarcations qui nous précédaient, nous suivaient ou nous croisaient, nous permettait d'entrevoir la forme de la grotte avant de disparaître derrière un méandre de la rivière

Soudain, loin devant nous, une lueur apparait. D’abord à peine perceptible elle s’étend rapidement au fur et à mesure de notre avance rapide. La sortie de la grotte apparait enfin de plus en plus baignée de lumière. Elle est reçue comme une délivrance après près d'une heure d'obscurité. On se retrouve ébloui sortant de la montagne.

 

Les karsts noirs, majestueuses et coupantes comme des rasoirs nous surplombent, à la fois magnifiques et menaçantes . La jungle nous entoure et nous nous arrêtons  un peu plus loin vers quelques huttes pour nous remettre de cette traversée sous la montagne.

 Une demi-heure plus tard, encore un peu étourdi par l'aventure,on remet ça pour le retour. On emprunte ,sur une partie du parcours, un autre méandre qui nous fait éviter le transbordement et le cheminement à pied. Une expérience époustouflant qui se terminera par un bain devant l'entrée de la grotte, parmi les poissons.

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carte du Laos (pour Bernard)

Paksé

Après 5 jours super passés ensemble, Pascale, Natacha, Charline, Jo,  Florian et moi avons décidé de remettre ça pour visiter le plateau des Bolavens dans la région de Paksé, à 350 km au sud de Thakhek. Suit à un voyage épique dans un bus pourri avec un chauffeur complètement cinglé, nous sommes arrivés vivants à notre destination.

Nous vous offrons, sans supplément, de partager notre voyage de 6,5 heures pendant 3minutes et 11 secondes. N'attachez pas vos ceintures, il n'y en a pas. Tenez-vous bien, ça va secouer.

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 En fait nous avions choisi un bus VIP avec air conditionné. Quand nous avons vu le bus pourri qui nous attendait, on est allé se renseigner et on nous a expliqué que le bus VIP était en panne. On a payé le ticket moins cher : 60 kips (8 fr) au lieu de 70 kips. En fait le même prix qu’un aller et retour à Lausanne en bus, sauf qu'ici c'est  pour 350 km et 6 heures de voyage.

Arrivé à Paksé, on a pris un touktouk pour le centre-ville situé à 7 km de la bus station. Natacha, Jo, Charline et Florian sont allés chercher un hôtel, pendant que Pascale et Moi, nous nous sommes rendus à celui que nous avions réservé sur booking.com.

Un peu plus tard, on s’est retrouvé dans un resto indien et on a cherché à louer un bus comme nous l’avions fait à Thakhek.

 On était en train de parlementer avec un loueur qui nous proposait le même bus que nous avions déjà loué, mais plus cher qu’à Thakhek, lorsque qu’un gars nous offre de nous conduire lui-même dans son magnifique bus tout neuf. On se mets d’accord pour le prix de 2'300'000 kips (287.50 fr) pour 4 jours de voyage, tout compris, c’est-à-dire le bus, l’essence, le chauffeur, l’hôtel et la nourriture du chauffeur. Cela nous est donc revenu à 47.90 fr par personne pour les 4 jours, plus les hôtels (env 8 fr la nuit), la nourriture (env. 15 fr par jour pour les 2) et les visites des sites (env. 1 à 2 fr par cascade) Il faut rappeler que Laos est un des pays les plus pauvre de la planète et donc un des moins cher à visiter.

 

Nous avons parcouru le plateau des Bolavens, magnifique région située à plus de 1000 mètres d’altitude, truffée de cascades magnifiques dispersées dans la jungle et les plantations de café. Nous avons également visité un village très particulier que Pascale va vous décrire plus loin.

Au 3ème jour, nous avons décidé de retourner à Paksé et de consacrer le 4ème et dernier jour à la visite de Vat Phou qui est le plus beau site pré-Angkorien (Vème siècle après J-C).

 

Ce fût un voyage fantastique et nous avons à nouveau passé des supers journées avec nos quatre nouveaux amis. Si les voyages formes la jeunesse, ils entretiennent aussi la vieillesse. On a bien rigolé et on s’est entendu comme larrons en foire tout au long du parcours.  Ce fût une parenthèse très agréable dans notre voyage et si aujourd’hui, nous nous retrouvons à nouveau tous les deux, nous restons en contact avec la plupart des personnes que nous avons rencontrées lors de nos périples. C’est aussi ça que nous aimons dans les voyages.

Mais assez de blabla, il est temps de vous montrer cette aventure.

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un village pas comme les autres

Ban Kok Boun Tai

Durant notre périple dans les Bolavens, nous avons eu la chance de visiter un village d’une éthnie bien particulière, les Katus, ils sont Protomalais animistes, que peut donc bien cacher cette dénomination.  C’est grâce au Capitaine Hook qui nous a fait visiter son village, que nous avons pu apréander les coutumes de ces gens.

Tout d’abord, pour visiter ce village, on doit payer car comme vous le verrez plus tard, ils ne sont pas riches.

Ensuite, on suit une piste caillouteuse, qui nous mène vers quelques grandes bâtisses sur pilotis, partout autour de nous des enfants jouent entourés de poules, poussins, chiens, cochons, tout ça dans un fouillis incroyable. Des déchets jonchent le sol (comme souvent au Laos).

Puis on appercoit des jeunes filles au pied d’une maison, elles fument un bong, sorte de pipe à eau en bambou. Il nous faut vraiment trouver ce capitaine Hook, afin de comprendre leurs meurs.

Enfin le voilà, petit bonhomme souriant d’une quarantaine d’année, il nous fait visiter les plantations de café, arabica, robusta, exellenta, et de magnoc. Tout en cheminant, il nous montre diverses plantes médicinales qu’ils utilisent l’une pour les maux de tête, une autre pour arrêter les hémorragies, une autre encore pour aider les jeunes mères à évacuer le placenta après l’accouchement. Car on le comprend petit à petit, les Katus ne fréquentent pas les médecins ni les hôpitaux, ils vont voir le chaman et le guérisseur.

Tout au long de cette visite, il nous parle de leurs coutumes, je vous en site quelques unes qui m’ont marquée.

Les enfants fument le bong à partir de l’âge de 3 ans, ça éloigne les moustiques.

Ils n’ont pas de langue écrite.Tout se transmet par oral.

L’homme peut avoir le nombre de femme qu’il désire, plus il en a, moins il doit travailler.

Ils vivent par famille, parfois jusqu’à 69 sous le même toit.

La femme accouche dans la forêt, après quelques jours elle revient au village. Le nom de l’enfant lui sera communiqué lors d’un rêve, il peut se passer plusieurs années avant que cela n’arrive. Si elle meurt en couche, elle sera enterrée debout, le 1er jour jusqu’au genoux, le 2 jusqu’au cou, le 3 entièrement.

Une de leur coutume consiste à confectionner leur cercueil de leur vivant et à les entreposer sous les greniers.

Une autre coutume nous a interloqué, si un membre de la famille meurt par accident, toute sa famille sera exilée dans la forêt durant 5 ans, afin que le mauvais œil ne s’abatte pas sur le village. Actuellement, 32 personnes y sont soumises.  

Toute ces coutumes et bien d’autres encore sont les leurs, elles nous paraissent étranges, et parfois barbares mais cela fait partie de la diversité des ethnies et si elles nous interpellent, nous n’avons que le droit de les observer et de les respecter.

Durant notre visite une quirielle d’enfants jouent autour de nous, ils ne sont pas très propres, mais semblent heureux, ils jouent, se font des blagues.

Pour savoir s’ils sont heureux, et pas prisonniers de leurs coutumes, il faudrait vive avec eux et pouvoir leur parler, j’ai oublié de préciser qu’ils ne parlent pas Laos, ils ont un langage à eux .

Quant a eux, ils nous voient comme des gens qui ne travaillent pas (nous sommes blancs donc on ne travaille pas au soleil) on les visites, donc on ne fait que ça. Pour eux la terre est plate et verte.

Quant à notre guide, nous avons tous eu l’impression, qu’il n’est pas heureux. Il nous a raconté son histoire, il a visité d’autres contrées, a fait des études sans l’accord de ses parents. Ces erreurs de jeunesses l’on fait condamner par les villageois à ne plus quitter son village. Si malgré cela il s’en va, il va porter malheur à tout le village. Donc maintenant ce sont nous, les touristes, qui venons lui rendre visiter et parcourir son village en sa compagnie.

D’autres contrées, d’autres coutumes, c’est aussi pour cette diversité que nous parcourons le monde.

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Vat Phou

Le plus beau  et intéressant site archéologique du Laos. Il est classé comme site pré-Angkorien il date du 5ème et 6ème siècle après J-C. et est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO Plutôt que recopier ce que je vais trouver sur internet, Cliquez ici et vous saurez tout sur ce temple extraordinaire que nous avons eu la chance de visiter. Même après avoir vu Angkor, on a beaucoup apprécié ce site archéologique pour la qualité des sculptures, la beauté et l'ambiance de l'endroit. Nous étions sous le charme des frangipaniers blancs qui bordent la montée depuis les temples jusqu'au sanctuaire. Magnifique!

 

  A noter, et ceci n'a rien avoir avec le site, qu'au Laos tout le monde joue aux boules. Donc après la visite on a jouer avec des laotiens qui travaillent sur le site. Ils sont cool les Laotiens... et ils savent vivre.

 

Il y a un dicton qui dit: le vietnamien fait pousser le riz, le cambodgien le regarde pousser, le Latotien l'écoute pousser et le chinois le vend......

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