Le nord du Laos

Changement total de décors et d'ambiance. Après un mois et demi de Chine et de chinois, de villes gigantesques de tours démesurées et de milliers de crachats précédés de milliers de raclements de gorges absolument dégueulasses,(même au bistrot et dans les bus), de chinois qui mangent disons, differement des occidentaux, c'est à dire la bouche ouverte et en foutant tout parterre (à chaque fois je repensais à mon père qui me disait à table lorsque j'étais enfant: "ferme la bouche quant tu manges"),   nous voici arrivés au pays du sourire.

 

Je suis un peu méchant avec les chinois, car on en a aussi rencontrés des charmants qui nous ont spontanément aidés. Mais, c'est chaque fois pareil quand on s'en va de Chine. en général, on en a mare.

Au Laos, les gens vous accueillent d'un sabaïdi (bonjour en laotien) en levant les mains jointes, les enfants vous sourient instantanément lorsqu’ils vous voient. Les gens sont calmes, gentils et tranquilles. Le Bouddhisme est omniprésent partout et on n'entre jamais dans une maison avec ses chaussures aux pieds.

Pour la petite histoire, lors de notre tour du monde, nous n’étions restés que 15 jours au Laos. C’est en effet avec regrets que nous avions dû partir rapidement par le Mékong jusqu’en Thaïlande,  parce qu’en arrivant à la douane Chine – Laos, les douaniers Laotiens nous avaient dit que les Suisses n’avaient pas besoin de visa (fait à la douane (on arrival)) pour les 15 premiers jours. Nous n’avions pas pu ensuite prolonger le visa puisque nous n’en n’avions pas. On aurait dû retourner à une douane pour refaire un visa de 1 mois. Comme nous étions au milieu de pays, cela impliquait 2 jours de bus pour faire l’aller et retour. Nous avions alors décidé à regret de partir directement en Thaïlande.

Cette fois, nous arrivons le 24 novembre à la douane et rebelotte, les douaniers nous disent que nous n’avons pas besoin de visa. On a dû insister pour qu’ils acceptent enfin de nous faire un visa. Si on n’était pas déjà passé par là, on se serait à nouveau fait avoir.

Cette fois, nous sommes descendus directement à Louang Prabang après une nuit d’étape à Louang Namptha, situé à 60 km de la frontière et que nous avions déjà visité.

 

Il faut dire qu’ici le mot "vite" n’a pas tout à fait la même signification. Sur la route par exemple, le plus "vite" possible est égal à 30 ou 40 km heure. Donc 60 km de la douane est égal à 2heures de bus. Pour les 350 km qui séparent Luang namtha de Louang Prabang la vitesse est un peu moins lente puisqu’il ne faut "que"  9 heures de bus pour y arriver. Pourquoi si peu ? (si j’ose dire) C’est parce que dans le nord non seulement les routes sont très mauvaises, mais il y a également beaucoup de montagnes et de cols à franchir.

Nous voici donc, après une journée entassés comme des sardines à se faire secouer dans un minibus, à

Louang Prabang

Louang Prabang est sans doute la ville la plus touristique du Laos. C'est là en effet que les charters déversent les touristes du monde entier. Grande différence par rapport à notre dernière visite il y a 4 ans: les Chinois, encore eux et les sud Coréens. Ils sont arrivés et on envahit la place. Ils débarquent en convois de mini-bus, visitent la rue centrale et repartent aussi vite pour une autre attraction touristique. Ajoutez à cela la masse de touristes occidentaux et vous comprendrez qu'il y a du monde. Malgré cela la ville  reste très agréable et mignonne. Ses innombrables boutiques et son marché de nuit contribuent au charme de cette paisible petite ville de 25000 habitants.

 

C'est un plaisir de déambuler de temple en temple, de se balader le long du Mékong, si puissant et majestueux. L'arrivée des touristes a amené un nombre incalculable d'hôtels plus charmants les uns que les autres et de restaurants proposant des plats exquis provenant de toutes les parties du mondes. Si on peut évidemment manger Laotien, on trouve aussi des restos français, italiens,indiens ou japonais. On mange très bien et pour tous les prix. Ici la vie est très bon marché, si on loge pour 30 ou 50 fr selon le confort choisi, on mange pour 3 fr une soupe au nouilles dans la rue, ou pour 10 à 15 frs par personne  un excellent repas.

Il faut préciser aussi que Louang Prabang est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Donc les maisons ne peuvent pas avoir plus de deux étages (en Asie, il n'y a pas de rez-de chaussée, on commence directement par le 1er étage qui se situe au niveau du sol)  Les promoteurs ne peuvent heureusement pas faire n'importe quoi.

PB260036
PB260036

P1090109
P1090109

PB260013
PB260013

PB260036
PB260036

1/47

cliquez sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

La quête des moines de Luang prabang

Une chose incontournable à faire quand on est à Louang Prabang, c’est se lever à 5 heures du matin

Pour aller voir la procession des moines, qui a l’aube, partent de leur temple pour aller chercher leur nourriture de la journée auprès des habitants.

Ça se passe ainsi, les laotiens se tiennent sur le trottoir avec leurs offrandes, les moines passent avec  

Leur bol et les habitants y mettent leurs offrandes. C’est magnifique de voir ces moines en robe orange marcher en procession dans la pénombre.

J’aurai voulu rester sur cette image magique, mais il y a une autre face à cette médaille, c’est nous les touristes. De plus en plus nombreux, nous importunons les moines, et si certain sont respectueux et restent à bonne distance des moines pour ne pas les importuner, d’autres prennent des photos à quelques centimètres de leur visage, d’autres achètent des offrandes dans la rue et sur des chaises en plastiques attendent pour eux aussi nourrir les moines.

Par rapport à il y a quatre ans où nous avions déjà vécu cette procession, l’ambiance a changer, sur des panneaux dans les temples les moines demandent qu’on respecte ce moment et leur intégrité.

C’est triste de se rendre compte de cet état de fait et de se dire qu’avec l’afflux de touristes chinois et Coréens de plus en plus nombreux,  ajouté aux touristes occidentaux, la tranquillité des moines risque de ne plus être assurée.

Quelle solution trouveront les Laos afin de faire perdurer cette coutume dans son intégrité.  Faudra-t-il en exclure les spectateurs afin que les moines retrouvent un peu de sérénité et puissent vivre ce moment en paix ?

Ballade et baignade à dos d'éléphant

C‘est bien connu, Pascale adore les animaux, la preuve : elle a épousé un ours. Parmi ses animaux préférés, l’éléphant figure certainement en haut de la liste. Difficile donc de résister à une journée passée dans un parc à monter des éléphants, apprendre à les conduire et les baigner dans le Mékong. La grande question était : qu’allons-nous trouver dans ce parc ? comment sont traités les animaux ? Sachant qu’un éléphant n’est pas fait pour porter, mais plutôt pour tirer, par exemple des troncs d’arbres, nous étions un peu inquiets du sort de ces pachydermes qui passent leurs journées à balader des touristes.

Le jour avant d’aller dans se parc, nous avions vu une boutique qui proposait à prix d’or, la visite d’un parc d’éléphants respectueux des animaux où on ne les montait pas mais où on apprenait à les connaître. Notre inquiétude monta d’un cran et on commençait déjà à se sentir coupable d’aller traumatiser ses pauvres bêtes certainement battues et maltraitées.

Et bien le lendemain, à notre grand soulagement, nous n’avons pas du tout eu l’impression de participer à une grande mascarade touristique et la journée restera pour nous, mais certainement pas pour les éléphants, dans nos mémoires qui d’ailleurs sont loin d’être d’éléphants.

Certes, ses ballades et ses bains sont fait pour les touristes, mais l’ambiance était bon enfant, les cornacs semblaient adorer et respecter leur Animaux et ces derniers nous ont parus parfaitement heureux. On nous a expliqué entre autres, qu’en aucun cas les éléphants ne portaient plus de 200 kg. Après la ballade, la conduite et le bain, nous avons participé à leur repas en leur donnant une petite partie des  quelques 250 kg de nourriture qu’ils engloutissent chaque jour. Ce fut un bon moment de communion avec ses êtres si attachants, doux et imposants. Pour la petite histoire, l'éléphant que nous avons monté s'appelait Shivaï.

PB270096_edited
PB270096_edited

PB270106_edited
PB270106_edited

P1090308
P1090308

PB270096_edited
PB270096_edited

1/36

cliquez sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

Vang Vieng

Environs 350 km au sud de Luang Prabang et après 7 heures dans un minibus, entassés comme des sardines avec les 15 autres voyageurs, nous sommes à Vang Vieng petite ville de 25'000 habitants traversée par la rivière Nam Kouang. Ici, on est loin du charme de Louang Prabang car la ville n’a pas été protégée par l’Unesco et les promoteurs chinois et autres s’en sont donnés à cœur joie. S’il y a quelques années, on pouvait voir la rivière couler paisiblement depuis la ville, aujourd’hui, on voit les hôtels aussi laids qu’énormes. Mis à part cela, si la ville n’est pas extraordinaire, la campagne autour est magnifique et les pics karstiques impressionnants et acérés parsème le paysage. Nous logeons dans un super bungalow à 2 km de la ville. Nous avons loué une petite moto ( 6,50 fr /jour) pour nous déplacer librement dans ces paysages qui rappellent la baie de Halong.

Aujourd’hui, 4 décembre, après 5 jours dans ce bungalow, nous avons décidé de prolonger notre séjour dans le coin de 3 jours avant de descendre sur la capitale Vientiane. Nous déménageons pour un autre bungalow situé à 200 mètres d’ici.

Les journées se passent paisiblement et nous roulons pas mal pour visiter les grottes et autres lagons bleus. Ces lagons bleus sont des sources qui sortent de la montagne ou des bassins ont été aménagés. Pour 10'000 kips (1.30 fr.) on peu passer la journée au bord de ces bassins, se baigner et admirer le paysage. Si ce n’est pas le paradis, ce doit être juste à côté.

Depuis 2 jours, c’est l’effervescence car le 2 décembre est le jour de la fête nationale Laotienne. Beaucoup de laotiens sont venus de Vientiane pour faire la fête est passer le week-end. Il y a donc du monde partout et nous nous en accommodons. Il faut dire que les Laotiens sont sympas et discrets.

Une des activités proposées ici est la descente en canoé ou en tubing de la rivière. Le tubing consiste à se laisser glisser sur l’eau pendant environ 4 km couché sur un chambre à air de camion. Si cela semble marrant, cela n’a pas toujours été le cas et la ville traine derrière elle un passé récent qu’elle tente aujourd’hui d’oublier.

Jusqu’en 2012 Vang Vieng était connue loin à la ronde comme étant un lieu de débauche où arrivaient des centaines de voyageurs, dont beaucoup d’australiens, les journées se passaient à faire du tubing et de passer d’un bar à l’autre le long de la rivière pour boire des cocktails dans des sceaux et consommer les drogues les plus diverses et dangereuses. En fin de journée, les jeunes paradaient en costume de bain dans les rues de la ville. La situation dégénéra à un tel point qu’en 2012, il n’y eu pas moins de 20 morts tragiques le long de la rivière Nam Kouang, soit par noyade soit par overdose. Les choses prirent une tournure si dramatique que l’Australie demanda aux autorités du Laos d’intervenir pour stopper l’hécatombe.

La plus part des bars furent détruits par les autorités et la ville tenta de s’orienter vers un tourisme disons plus conventionnel.  Aujourd’hui, ces événements ne sont plus qu’un mauvais souvenir et promis juré, nous ne boirons que de l’eau lors de notre descente en tubing.

P1090639_edited
P1090639_edited

P1090619
P1090619

P1090759_edited
P1090759_edited

P1090639_edited
P1090639_edited

1/59

cliquez sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

Les lagons bleus ou il fait bon se baigner, la nature et les grottes.

petit film sur une sorte de mimosa bien curieuse: le mimosa pudica

Vientiane

Nous voici à Vientiane, la capitale du Laos. On a plutôt l’impression de se retrouver dans une petite ville coloniale. Ici presque tout respire encore le passé. La plupart des maisons ont été construites à l’époque des colonies. Elles ont pour la plupart 1 ou 2 étages, avec des balcons et des vérandas de style coloniale ou art déco.  Elles sont plus ou moins bien entretenues et certaines sont en ruine. Seules quelques immeubles récents, souvent des banques prétentieuses abiment le décor suranné de cette charmante ville de 990'000 habitants lovée au bord du Mékong, toujours imperturbable.

 

On a tout de suite été séduit par cette ville. Il faut dire qu’on nous en avait dit beaucoup de mal, par exemple qu’il n’y avait rien à voir que ce n’était pas beau et qu’il y avait beaucoup de circulation. Pour ce dernier point, c’est vrai qu’on a l’impression qu’il y a trop de voitures par rapport aux routes. En plus, il n’y a pas de place de parc et les voitures stationnent n’importe où, mais de préférence sur les trottoirs.  Une fois de plus, comme presque partout en Asie, les piétons doivent se faufiler ente les voitures et les motos, le plus souvent en marchant sur les routes.

En plus, comme les voitures parquent dessus, la plupart des trottoirs sont défoncés et il est très fréquent de voir des trous béants de 50 cm de profond sur son chemin. Ici on apprend vite à regarder où on met les pieds. La nuit les choses se compliquent encore à cause des nombreux lampadaires qui ne fonctionnent pas.

Cerise sur le gâteau : si les feux de circulations pour les voitures fonctionnent, ceux pour les piétons demeurent pour la plupart inexorablement au rouge. Ce n’est pas très pratique, mais si ça surprend au début, on s’habitue assez vite à se faufiler entre les voitures qui elles aussi passent au rouge. S’il y a des règles de circulation, il n’y a personne pour les imposer, donc tout le monde fait ce qu’il veut.

En dehors de ces petits problèmes de déplacement, la ville est parsemée de temples magnifiques et rutilant.  Nous avons particulièrement apprécié le magnifique Wat (temple) Sisaket qui fut construit en 1818 et qui est ornés de plusieurs milliers de Bouddhas   du XVème au XIXème siècle. Ils sont disposés dans l’enceinte du cloître qui entoure le temple. Le spectacle de ces Bouddhas   imperturbables dans leur méditation nous a particulièrement impressionné.

Un des grands mystère pour nous: comment un fouillis pareil de fils  électriques ou téléphoniques peut-il fonctionner ?

Mieux vaut regarder où on met les pieds.....

Circulez, le trottoir est occupé...

cliquez sur les photos pour les agrandir

le Wat Sisaket

P1090970
P1090970

PC080053_edited
PC080053_edited

P1100005_edited
P1100005_edited

P1090970
P1090970

1/41

cliquez sur l'image pour voir les photos du diaporama en entier

Demain 10 décembre, nous partons pour Thakhek à 350 km au sud de Vientiane

Nous sommes arrivés à Thakhek  le 11 décembre et tout va pour le mieux. Dans le bus nous avons fait la connaissance de 2 couples de (jeunes) français for sympa. Nous avons décidé de louer ensemble un mini bus et de partir 3 jours pour parcourir les quelques 400 km  parmi les Karstes de Kamouanes. Beau programme en perspective et certainement quelques belles photos à venir de cette magnifique nature tropicale et quelques beaux souvenirs.

Pascale, Charline, Florian, Jo et Natacha

Placez le curseur de la souris sur les boutons pour faire apparaitre les sous-pages