Le Yunnan

Il y a du nouveau sur la page Ouzbekistan: des explications sur la vie de Tamerlan ainsi qu'un petit film sur l'histoire de la région à son époque

Kunming

Nous voici à Kunming capitale de la province du Yunnan. Comme vous pourrez le voir sur la page: le centre et le sud de la Chine  du tour du monde, nous y étions déjà passé en 2013.

On avait beaucoup aimé cette ville et c'est avec plaisir que nous y revenons. Nous avions prévu partir d'ici pour le Myanmar, mais vu ce qui s'y passe actuellement, nous ne souhaitons pas cautionner le gouvernement de ce pays et avons renoncé à nous y rendre. Nous partirons donc pour Le Laos, pays merveilleux que nous avions brièvement visité au nord pendant 15 jours, pour une histoire de visa que nous n'avions pas pu renouveler. 

Cette fois, on compte y rester près de 2 mois pour le visiter entièrement, jusqu'aux 4000 iles situées tout au sud sur le Mékong et tout prêt du Cambodge et de la Thaïlande.

Une journée ordinaire en voyage

Kunming, en raison de son climat particulièrement doux toute l'année est aussi appelée : la ville du printemps éternel. Malgré ses 6,5 millions d'habitants, ici, il n'y a pratiquement pas de tours démesurées et il reste encore des quartiers anciens et des marchés où il fait bon flâner.

Nous avons choisi une auberge de jeunesse particulièrement sympa et agréable. Même si nous n'avons pas encore rencontré grand monde, il y a pas mal d'occidentaux qui y logent.Nous avons une super chambre, presque un appartement que nous louons 40 fr par jours avec le petit déj. Nous vous la faisons visiter en images ainsi qu'un marché dans les alentours et le parc du lac vert, situé à côté de l'auberge.

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Petite visite des sites que nous avons visité à Kunming, soit: le parc des ethnies ,quelques temples ou pagodes et le musée de Kunming.

A noter que dans le parc des ethnies on a pas vu de tibétains dans le village tibétain donc vous ne verrez pas de photos et on a pas vu le village des Ouigours...... C'est bien de promouvoir les ethnies d'un pays, c'est encore mieux de les laisser vivre tranquille chez eux.

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Jinghong

20 novembre. Nous voici 750 km au sud de Kunming à Jinghong. Nous sommes carrément sous les tropiques  en pleine jungle et tout proche du Laos, de la Thaïlande et du Vietnam. Ici nous ne sommes plus tout à fait en Chine car l'architecture et la population est constituée en partie d'ethnies provenant des pays voisins.  Pour commencer, nous sommes allés visiter un village de l'ethnie Akha, Dans ce village comme dans beaucoup d'autres de la région, on cultive le thé Pu'Er . Cest un thé très réputé et Pascale vous expliquera ci-dessous de quoi il s'agit exactement.

En attendant voici des images de cette escapade dans la jungle et de ces theiers plantés à flanc de montagne sous les arbres.

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Une journée dans les théiers Pu Er.

avec notre guide

les théiers dans la jungle

fleurs de théier

Ce matin 20 novembre, départ pour une excursion dans les théiers.

Notre guide d'ethnie Akha par sa mère et sûrement chinoise de père, nous conduit dans les montagnes à environ 1500 mètres, par des routes, tout d'abord, conventionnelles puis devenant des chemins sinueux. Nous arrivons dans un petit village où un cultivateur nous offre un dégustation de thé  Pu Er dans une maison en bois couverte d'un toit de chaume.  Ce thé poste-fermenté à un goût assez prononcé, on le rince tout d'abord à l'eau bouillante avant de remettre de l'eau afin de l'infuser et de le servir dans de minuscule tasse ou verre. Ce thé à très bonne presse en Europe car il aide à digérer les graisses (les tibétains l'apprécient particulièrement, eux qui consomment beaucoup de viande grasse) il paraît qu'il fait maigrir.

Après cette dégustation, nous nous enfonçant dans la jungle, car contrairement à ce que j'imaginais, on avait déjà vu des plantations de thé à Ceylan, le thé Pu Er ne pousse pas dans des terrasses alignés en plein soleil mais dans des terrains abruptes dans la jungle.

C’est entouré d'arbres de toutes sortes que nous cheminons le long des théiers qui eux sont plus petits. C'est une ambiance magique, pleine de bruissement d'animaux, de fleurs et d'insectes. Par endroit certains théiers sont en fleurs, ils ont de grandes branches et sont moins touffus que ceux de Ceylan, ils ont de grandes feuilles et sont âgés de plusieurs centaines d'années, le plus vieux et certifié d'au moins 800 ans.(voir photo ci-dessous)

Nous cheminons durant deux heures, notre regard ne sachant plus où se poser tellement il y a de choses à voir. Dès que l'on veut sortir du sentier, attention..., car une multitude des toiles d'araignées

habitées par d’énormes arachnides  nous barrent le passage et l'on risque de s'y faire prendre.

Peu de gens croisent notre chemin car se n’est pas la saison, seuls quelques cultivateurs qui entretiennent le sol autour des plants.

Les cultivateurs de cette région sont privilégiés car leur récolte est très appréciée et leur rapporte un bon revenu, on le voit à leur habitation et surtout leur voiture 4/4 de marques très cotées.

Nous finissons cette excursion par un repas dans une petite gargote au bord de la route, toujours dans la jungle, composé de légumes, riz est tofu. Miam.

C’est une journée qui restera dans notre souvenir comme un moment privilégié.

Le Thé Pu'er

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Le plus vieux théier de la région  agé de 800 ans

Le thé pu-erh ou thé pu'er (chinois : 普洱茶 ; pǔ'ěr chá) est un thé post-fermenté qui doit son nom à la ville de Pu'er, dans la province chinoise du Yunnan. Cette ville fut longtemps un important centre commercial situé sur l'ancienne Route du Thé et des Chevaux reliant le Yunnan au Tibet. Le thé produit dans la région était compressé pour pouvoir être plus facilement transporté par des caravanes jusqu'au Tibet.

Le thé pu'ehr se bonifie avec le temps et, tout comme le vin, sa valeur augmente avec l'âge.

Pour bien l'apprécier il faut le consommer suivant la méthode du gongfu cha. L'infusion donne une liqueur très foncée, aux reflets rouges, avec des arômes de sous-bois et de cave.

Le pu'erh est réputé pour ses propriétés médicinales. L'un des plus vendus en Europe, le pu'erh en nid, est connu sous le nom de Tuo cha.

L'ancienne route du thé

La route du thé et des chevaux ou l'ancienne route du thé et des chevaux (en chinois : 茶马古道, Cha ma gu dao), est un réseau de sentiers muletiers serpentant en zone montagneuse à partir du Sichuan et du Yunnan en Chine, pour gagner respectivement vers l'ouest et le nord-ouest le Tibet central et vers le sud-ouest la Birmanie. Des caravanes de chevaux, mulets, yaks et porteurs humains transportaient sur 2 400 à 2 600 km, des briques ou des galettes de thé, pour les troquer au Tibet contre des fourrures, vêtements de laine, musc et matières médicinales. La référence aux chevaux, vient du fait qu'entre le XIe siècle et le XVIIIe siècle, l'administration chinoise imposa aux populations périphériques du nord-ouest un système de troc étatique de thé contre des chevaux de guerre, nécessaires à la cavalerie impériale. Ce système commercial fonctionna tant bien que mal suivant les époques mais sans emprunter forcément les sentiers muletiers dits chama gudao. C'est d'ailleurs pourquoi ce réseau muletier est aussi appelé xinan sichou zhilu 西南丝绸之路 « route de la soie du sud-ouest », dénomination guère meilleure puisque la soie n'y était pas échangée.

Les échanges commerciaux entre les grands centres dynamiques de la culture chinoise et les peuples tibétains, divisés mais à l'identité culturelle bien marquée, n'ont cessé de se développer et de se diversifier au cours du dernier millénaire grâce à ces pistes caravanières. Les petits sentiers muletiers du début sont devenus au fil du développement des pistes caravanières de plus en plus larges, pour devenir à la fin du XXe siècle de grandes routes nationales carrossables, reliant toujours deux entités inégalement développées et mais finalement politiquement intégrées, puisque le Tibet a été bon gré mal gré, absorbé par la Chine.

(textes et photos  sup. de droite: Wikipédia)

Porteurs sur la route du thé du Sichuan au Tibet. La charge était en général entre 60 et 80 kg.

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L'échange thé contre chevaux à partir du XIe siècle

 

Sous la dynastie Song (960, 1279), le monopole d'État sur le thé du Sichuan devint une source importante de revenu pour l'achat de chevaux aux Tibétains. Les Chinois élevaient des chevaux mais reconnaissaient la supériorité des chevaux venant des hauts plateaux du Qinghai. Plus forts, plus robustes, plus vaillants, les chevaux des nomades étaient appréciés dans la cavalerie impériale.

Un organisme d'état fut créé en 1074, l'« Agence du thé et des chevaux », le cha ma si 茶马司, pour contrôler ce commerce. Il encourageait les marchands "barbares" à échanger leurs chevaux contre du thé. La période des transactions étaient courte afin de mieux la contrôler. La moitié de la production de thé du Sichuan (elle-même évaluée à 15 000 tonnes) put être vendue au Tibet. Par contre, on ne connaît pas de sources historiques mentionnant le thé au Yunnan à cette époque

Le système fonctionna un temps mais quand le monopole étatique sur le thé déclina, les marchands privés exportèrent de grande quantité de thé si bien que la demande de thé des barbares diminua et leur attrait pour la transaction "thé contre chevaux" s'amenuisa en conséquence.

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