La province du Gansu

Dunhuang

Petite ville bien sympathique à dimension humaine (env. 180'000 hab.) avec son marché de nuit (qui d'ailleurs est ouvert la journée) ses dunes aux pieds desquelles nous habitons et surtout ses grottes de Mogao qui nous ont fasciné. Encore un ville maîtresse de la route de la soie qui nous a entousiasmé

Les grottes de Mogao

On a déjà vu pas mal de sites en Chine, mais là on a été complètement bluffé par la présentation de ces grottes qui ont été creusées pendant près de 1000 ans, du 4ème au 14ème siècle

Imaginez plutôt: On arrive sur le parking (vide car on est en basse saison) en voiture avec un chauffeur parlant anglais (pour les curieux, 90 fr la journée) On arrive dans un bâtiment flambant neuf, aux formes futuristes. On nous dirige vers une salle de cinéma en nous tendant des écouteurs (nous sommes évidement les seuls occidentaux présents) et un film magnifique de 40 minutes nous explique (en français dans les écouteurs) l'histoire de la route de la soie en général et la naissance du site de Mogao et son histoire en particulier. Le film est fait comme un documentaire historique d'un réalisme parfait avec des centaines de figurants.

Le film se termine, on nous dirige vers une autre salle de cinéma 3D située juste à côté. Là, on se retrouve en 3 D, dans les plus belles grottes avec les explications d'usage toujours en français.

Une fois le 2ème film terminé, on est dirigés vers des cars et on parcours une quinzaine de km sur une autoroute toute neuve pour arriver au site des grottes proprement dit. Là, notre chauffeur qui est malin (90 fr par jour) nous a réservé un guide qui parle français, pour nous tout seul. On s'offre donc une visite privée dans 12 grottes, car en pleine saison seules 8 grottes sont visitables et en plus pour moitié prix, vu que c'est la basse saison, soit 18 fr par personne au lieu de 36 fr. Le pied quoi.

On nous dit: photos interdites dans les grottes. Mais comme nous sommes des petits malins et que vous êtes des milliers à attendre chaque jours la suite de nos aventures,(voir le compteur en haut de page)  et qu'en plus, on nous a laissé nos appareils de photos et encore que notre guide est trop concentrée sur son français pour voir qu'on mitraille à tout va, (il faut dire que je suis passé maître dans l'art d'attirer l'attention de notre guide en lui posant une question sur un détail, qui lui fait tourner le dos à Pascale, qui en profite (la coquine) pour mitrailler silencieusement de plus bel.

Donc la suite discrètement en image.....

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Une histoire extraordinaire sur ces grottes, qui sont parmi les plus belles que nous ayons visitées:

En 1900 le moine Taoïste Wan Yanlou, travaillant à nettoyer la grotte no 16 s'aperçut qu'une fente courait le long du mur. Il gratta le mur et découvrit que cette fente provenait d'une ouverture faite dans le mur et rebouchée. Il mis à jour une petite pièces secrète contenant des milliers de parchemins. Depuis cette découverte, la grotte no 16 est appelée la bibliothèque.

La plupart de ces documents concernent le bouddhisme, mais d'autres religions sont présentes, comme le taoïsme, le nestorianisme et le manichéisme.

Ils sont une source majeure pour les études des religions, de la linguistique, de la calligraphie et de l'histoire.

La grande majorité des documents sont écrits en chinois classique, mais aussi en chinois vernaculaire, et d'autres sont en tibétain, Khotanais, Sanscrit, Sogdien, Tangoute et Ouïghour.

Dés 1907 le moine commença à vendre les parchemins, notamment à Paul Pelliot, archéologue français qui les ramena en France et à l'archéologue anglais Aurel Stein.

 

Ils sont actuellement conservés au Louvre et au musée Guillmet à Paris ainsi qu'au British Muséum de Londres.

Crescent spring

(la source de crescent)

Aujourd'hui, 6 novembre 2107, nous partons en train de nuit pour Lanzhou, capitale de la province du Gansu située à 1100 km au sud est d'ici.

Pour terminer la visite de Dunhuang, nous avons visité hier la source de Cresent, située à 500 mètres de notre petit hôtel.

Comme d'habitude, le site est emballé et barricadé à la chinoise. C'est à dire que pour voir le site, il faut payer. En général, les attractions touristiques sont chères. Par exemple ici le prix plein est de 120 yuan (18fr.)par personne. C'est le prix de notre chambre double aux pieds des dunes. Heureusement, que depuis le 1er novembre c'est la basse saison. Non seulement il n'y a pas beaucoup de monde, mais comme déjà dit, on paye moité prix.

Donc, nous arrivons par des parkings aussi grands que vides. Puis un énorme bâtiment fait office de guichet d'achat des billets. On passe l'entrée et on se retrouve dans le site. Une centaine de chameaux attachés en ribambelles de 5 ou 6 attendent les visiteurs pour une ballade. Sur la gauche se sont les hélicoptères qui se proposent à vous envoyer en l'air. Pour les piétons, des jambières oranges fluo louées 15 yuan (10 youan = 1.50 fr.) et pour ceux qui n'ont pas envie de marcher des navettes électriques vous mènent pour 10 youan jusqu'à la source située à environ 500 mètres de là.

Sur place, des sortes d'échelles vous invitent à escalader les dunes, dont la plus haute culmine à 250 mètres. C'est impressionnant. On se ballade dans le sable en haut des dunes et rapidement on se retrouve seul parmi cette immensité de sable fin. Au dessous de nous, la source apparait comme une maquette dans un écrin de sable. C'est magnifique et on est heureux d'être là.

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Lanzhou

Capitale de la province du Gansu, dernière ville de la route de la soie que nous visitons, voici Lanzhou.

Coincée entre deux rangées de montagnes, elle est traversée par le fleuve Jaune. C'est le passage obligé pour se rendre à Xi’an (prononcer : Chian, ville où se trouve l'armée de terre cuite, voir tour du monde 2013-2014)

C'est pourquoi cette ville fondée à l'époque de la dynastie des Han, il y a plus de 2000 ans, était un axe incontournable de la route de la soie.

Lorsque nous évoquons cette route, je pense que tout comme nous, vous imaginez voir encore les caravanes de chameaux et de charrettes traversant la ville en quête d'un caravansérail pour la nuit ou s'arrêtant dans les bazars pour vendre ou échanger des marchandises.

Peut-être imaginez-vous que des vestiges subsistent ça et là de cette route millénaire qui nous a marqué depuis notre enfance et qui a certainement beaucoup contribué au développement de nos sociétés occidentales.

Malheureusement, ici, cette époque n’est plus visible que dans les musées et quelques très rares témoins du passé. La révolution culturelle n’a pas épargné la mémoire de ces époques révolues

 

Peut-être avez-vous entendu parler de la nouvelle route de la soie que l’on vient d’inaugurer en grande pompe, il y a quelques temps. Cette route est en fait une voie ferrée qui va permettre d’accroître l’échange de marchandises entre l’Europe et la Chine.

La Chine du XXIème siècle semble inexorablement se tourner vers le capitalisme autoritaire. Toutes les villes poussent comme des champignons. Partout, des centaines de tours se construisent, des lignes de TGV ultra-modernes apparaissent pour relier ces villes, des métros voient le jour pour faciliter les déplacements dans les mégapoles.

Aujourd’hui, Lanzhou compte plus d’un million et demi d’habitants. Sa superficie est d’environ 300 km2. Il y a quelques années les nombreuses industries de la région ont propulsé Lanzhou à la première place des villes les plus polluées du pays. Aujourd’hui le virage écologique est ici évident, même si beaucoup de choses restent à faire. Imaginés qu’ici, comme partout en Chine, il n’y a  que des scooters électriques. Les places de recharge pour voitures électriques sont nombreuses. Sur notre route, nous avons croisé  des milliers d’éoliennes, vu à maints endroits des stations de panneaux solaire. Aujourd’hui, Lanzhou grâce à ses efforts écologiques,a quitté le cercle des 10 villes les plus polluées du pays. C’est une mégapole moderne, archétype des villes chinoises d’aujourd’hui, que nous vous présentons en images.

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Lanzhou est la capitale mondiale des nouilles. C'est le carburateur principal du nord de la Chine depuis le 3ème siècle. Par contre au sud, l'alimentation repose sur le riz.

Le secret de leur fabrication gardé depuis toujours, a été divulgué en 2011 par une chaîne de télé, ce qui a rendu fou de rage les cuisiniers de la région.

Le secret de leur souplesse qui permet de les fabriquer à la main est le Penghuicao.

C'est une plante qui pousse dans le désert. On la transforme en cendre ou en potasse pour obtenir ensuite une solution ajoutée à la pâte pour l'assouplir. Démonstation:

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Les grottes de Bingling Si

Sur la route des grottes par......

Une journée difficile et extraordinaire

Ce matin, 8 novembre, on se lève tôt pour aller visiter des grottes dans un endroit isolé au bord d’un lac. Donc après un délicieux déjeuné composé d’une soupe aux nouilles, nous prenons un taxi pour la gare routière de l’ouest, arrivé à la station un chef de la sécurité (très sympa) nous informe que nous ne sommes pas à la bonne gare, le billet que nous a écrit l’employée de l’agence en chinois est faux, on reprend un taxi pour la bonne station. Ok, on y va, et enfin nous voilà dans le bon bus, une heure 30 pour faire les 90 km qui doivent nous mener dans une ville où nous devons encore prendre un taxi pour aller au débarcadère prendre le bateau qui doit nous faire traverser le lac.

Arrivé sur place, devant nous un énorme bâtiment, l’office des tickets, une quinzaine de guichets mais pas un chat, on est hors saison, une seule préposée qui nous informe qu’il faut attendre qu’il y ait 9 passagers pour qu’un bateau parte… Personne à l’horizon. Que faire ?

On ressort de l’office et on est assailli par des loueurs de bateau et des taxis qui veulent nous mener à bon port pour des prix exorbitants. Ils nous donnent chacun une version différente de la durée du trajet. Il est déjà midi, on hésite, que faire… on a lu qu’il y avait une nouvelle route pour aller aux grottes, donc on se décide pour un taxi pour 300 yuans(45frs).

Départ sur une bonne route puis nous rejoignons une route neuve, cool ça correspond, il y a 57 km on va donc y être rapidement. C’est sans compter avec les impondérables des voyages, ce n’est jamais comme on pense, ni comme on avait prévu. Voilà notre chauffeuse qui quitte la nouvelle route pour une toute petite route qui serpente dans la montagne. 20 km plus tard on quitte la petite route pour un petit chemin en terre. Il nous reste encore une dizaine de km sur une piste chaotique, mais grandiose. Nous sommes au sommet de montagnes escarpées, sculptées en terrasses cultivées par les paysans. On passe dans des villages perdus crochés à la montagne.

Après 1 heure 30 de route, nous arrivons enfin….

.....Et là, nous sommes estomaqués par ce lieu grandiose, extraordinaire, impossible à décrire, seules les photos donnent une idée de l’endroit. Jean-Marc s’extasie et dit « rien que pour ça, ça en valait la peine. Car, si vous vous en souvenez, on allait voir des grottes, et on est seulement à l’endroit où elles ont été creusées.

On suit un chemin au bord du lac, nous achetons le billet d’entrée, Jean-Marc paye demi tarif, il a 60 ans. C’est la première fois de sa vie, ça lui fout un coup de vieux.

 Nous pénétrons dans une vallée luxuriante, avec des saules pleureurs et poursuivons entre deux parois rocheuses. Celle de notre côté, est creusées de multiples grottes où sont sculptés et peints des bouddhas et des scènes de la vie de bouddhas, certains bouddhas sont sculptés directement sur la paroi.

Certaines scènes datent de 450 av. .J-C. C’est vraiment un lieu magique, qui nous laisse une impression de paix et de sérénité. On profite du lieu, car il n’y a presque personne, c’est-à-dire à tout casser 10 personnes, pour la chine c’est pas grand monde.

Après la visite, on retrouve notre chauffeuse qui nous ramène à bon port. 1 heure 30 de route plus tard, on reprend le bus pour Lanzhou. Arrivé dans les faubourgs de la ville, ho surprise ! le bus ne prend pas la même route qu’à l’aller. Il traverse le fleuve jaune et parcours la ville de l’autre côté. Je m’inquiète, impossible d’interroger les voyageurs, dans cette ville personne ne parle un mot d’anglais.

Jean-Marc me rassure : il passe par là pour éviter les embouteillages. Ouf il avait raison, on repasse le fleuve jaune et on se retrouve à la bonne station de bus. Il faut encore trouver un taxi, il fait nuit et avec les barrières qui longes les trottoirs, ce n’est pas simple…mais ça y est, on est arrivé, il est 19 heures. On a mis 7 heures de trajet pour une 1 heure 30 de visite avec tous ces impondérables, mais cet endroit était vraiment extraordinaire, il restera à jamais gravé dans ma mémoire.

La suite en images

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Mon compagnon Claude Emery s'en est allé lundi 6 novembre.                La compagnie lui rendra hommage aujourd'hui . Je serai en pensée avec mes compagnons 

                   Il y a un type bien de moins sur cette terre

Ce soir, dimanche 12 novembre nous prenons le train de Lanzhou à Kunming départ 23h26 (16h26 en Suisse) arrivée mardi 14 à 4h13. Nous traversons la moitié de la Chine d'une traite pour nous retrouver aux portes du Laos. Nous restons 6 nuits à Kunming puis 4 nuits à Jinghong  avant de nous rendre au Laos. On se retrouve donc dans 2 jours et 1682 km à Kunming pour la suite.......Portez-vous bien et à bientôt

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