le Xinjiang suite...

Les montagnes du Karakoram

Montée en voiture à 3600 mètres jusqu'au lac Karakul pour admirer 9 sommets de plus de 7000 mètres tous plus magnifiques les uns que les autres. Devant nous, se dresse  l'imposant mont Muztagh Ata qui culmine à 7396 mètres. Un peu plus loin le Kongur, le plus haut sommet de la chaine avec 7719 mètres. Les photos ne parviennent pas à montrer l'immensité et la beauté du site. Le temps est magnifique, nous avons beaucoup de chance. C'est également la première fois que l'on voit des dunes de sables se jeter dans un lac à plus de 3000 mètres d'altitude.

 

 Nous sommes à quelques kilomètres de l'Afganistan, du Pakistan, du Tadjikistan et du Kirghizitan

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l'arche Toshuk Tagh 

L'arche de Shipton a connu une histoire hors du commun. Découverte en 1947, puis ignorée de tous jusqu'aux années 2000.
 

Arche Toshuk Tagh

Les Ouïgours se sont bien moins embêtés à donner un joli non à cette magnifique arche de Shipton puisque le nom ouïgour « Toshuk Tagh » signifie littéralement « trou dans la montagne ». Heureusement donc qu’Eric Shipton a fait cette découverte exceptionnelle en 1947 et a donné son nom à cet immense trou dans la montagne !

Cela peut paraitre troublant mais cette arche méconnue de beaucoup est en réalité enregistrée au livre des reccords en tant que « plus grande arche naturelle au monde ». D’une hauteur de 457 m, l’intérieur même de l’arche représente une ouverture de 366 m ! La Tour Eiffel pourrait donc facilement s’y glisser, avec ses quelques 324 m de hauteur.
Une histoire assez unique touche l’arche de Shipton. En effet, à l’époque de sa découverte par Eric Shipton, l’arche a directement été enregistrée au Guinness des records. Cependant, personne n’arrivant ensuite à localiser cette plus grande arche naturelle au monde, on commença à douter de son existence. L’arche de Shipton fut alors supprimée du livre Guinness. Il fallut attendre les années 2000 et une expédition sponsorisée par le magasine « National Geographic » pour que l’arche soit mise à jour une deuxième fois et ainsi réinscrite au Guinness des Records !

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Hotan

Nouvelle étape sur le route de la soie Hotan.  Ville du jade, de la soie et des tapis.

Il y a 5000 cette ville était déjà connue pour produire du jade. On en a retrouvé dans des tombes de cette époque.

A découvrir également ses habitants: les Ouïgours

La voici en image.

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Le désert de Taklamakan

Ce désert m'a  fait rêver depuis longtemps. A force d'en parler à Pascale, elle s'est mise à en rêver aussi. Si vous allez sur Google earth (en Chine tout ce qui s'appelle Google ne marche pas) vous le voyer directement sans agrandir la terre. Il fait environ 1000 km de long sur 500 de large. A l'époque de la route de la soie, on passait au dessus ou au dessous pour se retrouver à Kashgar, si on venait de l'est ou à Turpan, si on venait de l'Ouest. Impossible de le traverser au milieu, il aurait fallu plus d'un mois en chameau à raison de 30 km par jour.

 

Si vous agrandissez un petit peu  la terre, vous verrez tout de suite le passage naturel de la route entre les montagnes et les déserts jusqu à X'ian

Ce désert, nous l'avons traversé il y a 2 jours, le 29 octobre. Nous sommes partis du sud, de Niya et avons mis 10 heures pour parcourir 550 km et nous retrouver de l'autre côté à Luntai. Ce fût un grand moment. Nous avons pris l'ancienne route (à l'est), elle est entourée de végétation sur quelques mètres,de chaque côté, pour la protéger du sable. Ce qui est étonnant, c'est que tout le long de la route, il y a des petites maisons bleues qui sont numérotées de 1 à 140.

Pour assurer le maintien de la pauvre végétation le long de la route, il y a des pompes  qui font remonter l'eau de la nappe phréatique pour la diffuser à l'aide de tuyaux. Pour faire ce travail, des volontaires venant de toutes les régions de Chine, passent les mois chauds dans ces cabanes . Ce sont, pour la plus part, des couples retraités qui vivent ici dans des conditions très précaires, au milieu de nul part.

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Le Xinjiang : état de siège

 

Depuis 2 jours, nous sommes à Dunhuang dans la province de Gansu. Nous sommes donc sortis de l’état du Xinjiang, état à majorité Ouigour (les chinois sont pour la plupart  Han)

Même si nous avons visité des endroits extraordinaires dans cette région, nous n’en pouvions plus de vivre dans une région en état de siège.

En 17 jours, nous avons subi une cinquantaine de contrôles de police avec enregistrement du passeport, photos, passage des bagages aux rayons x et fouille corporelle. A chaque fois que nous rentrions dans un hôtel, un magasin ou un marché, nous avons été fouillés, nous avons dû montrer nos passeports et passer nos bagages dans une machine à rayons x. Un fois. À Turpan, nous nous sommes fait fouiller lorsque nous avons traversé la route par un passage sous voies. Chaque hôtel, station d’essence, ou parc est protégé par des énormes barres en acier peintes en jaune et noir, qui sont censés protéger l’accès d’éventuelles voitures bélier. Devant tous ces endroits 2 à 4 policiers contrôlaient les allées et venues. Nous ne pouvions pas rentrer dans les stations d’essence, nous devions descendre de la voiture et attendre vers les gardes que notre chauffeur ait fait le plein. Tous les hôtels, magasins, stations d’essence ou parcs sont protégés par 3 ou 4 policiers casqués, munis de gilets pare-balles. A la sortie des écoles, les routes alentours étaient tout simplement fermées à la circulation pendant une heure.

Lorsque vous arrivez dans une ville vous subissez 2 ou 3 contrôles de police. Chaque voiture est fouillée, chaque passager est contrôlé, enregistré et fouillé. A chaque carrefour dans les villes, il y a un poste de police avec des feux bleus et rouges qui clignotent perpétuellement. Devant les postes de police, en plus des policiers armés casqués avec gilets pare-balles et armés il y a un véhicule blindé et souvent des militaires armés dessus. Au-dessus des contrôles de police, sur des passerelles, il y a des policiers armés de mitraillettes. Entre les postes de polices, devant chaque rue, il y a une ou deux voitures de polices. Entre les voitures de polices il y a des goupes de 3 policiers dos à dos, casqués, munis de gilets pare-balles et armés de lances ou de mitraillettes. Les voitures de police ont les giro-phares allumés tout le temps. J’ai même vu une voiture de police dans un garage en train de changer une roue qui avait ses giro-phares allumés. Dans toutes les villes de la province, de 9h du matin à minuit, des voitures de police, espacées de 200 mètres les unes des autres, parcourent les rues à 5 km heures avec les giro-phares allumés et les sirènes hurlantes. Dans les campagnes, les petites routes qui arrivent aux grands axes sont barrées avec des tas de terre ou des barrières pour obliger les usagers à passer par les contrôles.

En plus des contrôles de polices incessants, les routes sont truffées de radars.

Ici on pratique également le jeu : hâtes-toi lentement. C’est-à-dire que vous roulez tranquille pour aller voir un site ou tout simplement vous rendre d’une ville à l’autre. Vous arrivé à un contrôle de police, fouille en règle, contrôle des passeports, photos, etc. etc. Le 5 ou 6ème de la journée. A la fin du contrôle, un flic vous demande où vous allez et en fonction de la réponse, il vous donne un papier et vous dit que pendant une heure vous ne devez pas parcourir plus de 60 km. Vous devez présenter le papier avec l’heure de passage à un contrôle 60 km plus loin. Donc, vous vous retrouvé à rouler à 60 km/heure sur une autoroute limitée à 100 ou 120 km/heure. Si cela se passe sur une route limitée à 80 km/h, la vitesse imposée sera alors de 40 km/heure. C’est génial, surtout lorsque vous devez parcourir 600 km en une journée. Cette aventure nous est arrivée plusieurs fois, entre autres, une fois à plus de 3000 mètres en montagne et une autre fois en plein milieu du désert de Taklamakan.

La liste des brimades et autres persécutions est encore longue, mais comme vous ne pouvez pas imaginer leur niveau, on va en rester là. Surtout que nous, nous en sommes sortis, contrairement à d’autres. Cette situation dure depuis plus de 2 ans et elle ne semble pas prête de s’arrêter. Nous avons donc quitté la magnifique province autonome du Xinjiang et sommes entrés, en train grande vitesse, dans celle du Ganzhou. Le voyage continue…

 

On n’a pas beaucoup de photos car c’était évidemment formellement interdit de photographier la police ou l’armée

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